Non Croyance

Non Croyance
Je n'ai peut-être
Que la vingtaine
Je n'ai peut-être
Que peu d'expérience

Mais je sais déjà
Que j'ai plus de vécu
Oui je sais déjà
Que la vie est dure.

Je ne crois plus
Aux instants heureux
Je ne crois plus
Au bonheur de l'amour

Je ne crois plus
En une vie joyeuse
Je ne crois plus
En une histoire solide

Vous essayez en vain
De me faire changer d'avis
Vous essayer en vain
De me montrer la beauté

Vous êtes fières de vous
Quand je trouve un brin de joie
Vous êtes fières de vous
Quand vous me trouvez bien

Mais vous échouez
Car je tombe encore
Et oui vous échouez
Car je sombre encore.

Je n'ai peut-être
Que des idées conçues
Je n'ai peut-être
Que des illusions.

Mais je sais déjà
Que j'ai trop souffert
Oui je sais déjà
Qu'on ne peux rien faire pour moi.

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# Posté le jeudi 17 juillet 2008 11:31

Ce que je ne t'ai jamais dis

Ce que je ne t'ai jamais dis
Déjà huit ans que l'on se connaît. Déjà huit ans qu'on est comme deux doigts de la main. Une amie, une soeur. Une amitié éternelle, un amour fraternel. Un lien si fort nous soude. Tu as mal, je souffre. Tu es heureuse, je le suis. Malgré que tu sois de quelques mois la plus âgée, tu es ma protégée. Jamais je ne t'abandonnerai et je veillerai toujours à ce que tu gardes le bonheur que tu possèdes...

Te rappelles-tu de notre rencontre? Te souviens-tu de mon acharnement à te protéger des autres? As-tu encore en mémoire tous les projets qu'on faisait toutes les deux? les délires que l'on faisait pour ne pas penser à notre chez soi... Il y a eu des petites prises de têtes, des pleurs, des enlacements, des rires et des bêtises.

Je n'aurai pu survivre sans toi ma belle. Non... sans toi, j'aurai sans doute sombré jusqu'au bout, m'enfermant de plus en plus sur mon traumatisme. Tu m'as aidé à voir que je n'étais pas seule. Tu m'as aidé à voir que la vie peut avoir des éclaircies.

On est si complice. Personne ne peut briser notre amitié si forte. Même ceux qui ont essayé n'y sont arrivés. Ne pleure pas ma puce. Mes larmes sont là, malgré que je les cache, alors les tiennes doivent l'être aussi. Tu es si sensible. Tu avais l'air si fragile. J'avais tellement peur de te laisser seule lorsque nos routes se sont séparées. Je pensais à toi chaque jour me demandant comment ça se passait. J'avais tellement prit l'habitude de veiller sur toi ma soeur adorée....

Mais tu as réussi à faire ta place et je suis tellement fière de toi. Tu as maintenant tout ce que tu rêvais, tout ce que tu souhaitais. Une vie à deux, la réussite de tes études, un cercle social grandissant... Tu t'élèves et je t'admire malgré ma descente.

Je ne veux pas que tu culpabilises pour ce qui m'arrive. Tu n'as rien avoir là dedans. Je ne veux pas que tu te prives de bonheur parce que moi je n'en ai pas. Tu dois profiter de ces instants si rares. Surtout, ne pense pas à moi. Ne t'inquiète pas, je ne te tournerai pas le dos et veillerai toujours sur toi... d'où que je sois...

Je t'aime ma soeur de coeur

# Posté le jeudi 17 juillet 2008 16:13

Modifié le jeudi 17 juillet 2008 16:59

La renaissance...

La renaissance...
Aujourd'hui c'est décidé
Maintenant ça va changer.
Je fais mes nombreux cartons
Et mon passé est à l'abandon.

Aujourd'hui je dénoue!
Maintenant j'arrête tout!
D'être mélancolique,
Pessimiste et idyllique.

J'ai toujours cherché
De la vie les bons côtés.
Je n'ai jamais trouvé
Le bonheur espérer.

Et j'ai baissé les bras,
Je ne croyais plus en ça.
Mais les amis présents
M'y font rêver souvent.

Pourquoi ça ne m'arriverai pas?
Pourquoi être triste comme ça?
La souffrance m'a touché longuement
Mais stop! j'ai besoin de changement.

Ma volonté revient sans me surprendre
Tel le phénix, je renais de mes cendres.
Je me relève la tête haute et sans hésiter,
Grandie par les années et déterminée.

"Quand on veut on peut" se dit-on.
Je le veux! je peux l'atteindre sans don.
"Qui ne tente rien n'a rien" entend-on.
Alors je tenterai toujours sans abandon.

"Tu es belle, merveilleuse, drôle."
Alors pourquoi je n'ai pas le rôle?
Je ne veux pas être toujours l'amie
Mais avoir celui de l'amoureuse transie.

Je ne veux pas le destin d'Ophélie,
Noyée par son amoureuse folie.
Je ne veux pas le destin de Lorelei,
Abandonnée par un amour sans pareil.

J'aimerais une vie moins compliquée
Où l'amour et le bonheur existeraient.
J'aimerais connaître la joie et les rires
Dans une vie à deux, sans souffrir.

Mes illusions? toutes effacées.
Mes perditions? abandonnées.
Ma souffrance? elle est oubliée.
Mon coeur? durcit et pansé.

Je ne me perdrais plus dans ses yeux
Je ne souhaiterai plus de son ton mielleux.
Je ne rêverais plus de ses baisers.
Je n'espèrerais plus son arrivée.

Je souhaite toujours le rencontrer.
L'amour, l'unique, le grand, le vrai.
Je garde juste ma méfiance
Sur les masques de tendance.

Ce sera à lui de me montrer,
A lui de me prouver,
Que j'aurai tort.
Qu'il existe l'amour fort.

Bien sûr je ne vais pas rester
Planter là et attendre son arrivée.
J'avance sur mon chemin sans aucun doute.
Il y aura bien un carrefour croisant nos routes.
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# Posté le vendredi 18 juillet 2008 10:16

Modifié le vendredi 18 juillet 2008 10:34

Le malheur engendre les anges

Le malheur engendre les anges
Elle est allongée sur son lit,
Pensant encore à ces nuits.
Des fines larmes ruissellent
Des spasmes la harcèlent.

Elle se redresse et se lève.
Elle pense à lui sans trêve.
Elle se sert un verre d'eau,
Essayant d'oublier ce fardeau.

Lui, il l'a sûrement déjà oubliée.
Mais elle est toujours butée.
Elle garde un infime espoir
Et veut poursuivre cette histoire.

Les larmes s'éclatent au sol,
Des éclats de cristal qui volent,
La rendant plus belle encore
Malgré la tristesse dans son corps.

Mais la souffrance n'apparaît pas
Sur sa peau douce comme la soie.
Elle fait toujours bonne figure,
Séduisant les roches les plus dures.

La lune lui donne l'éclat,
Même si sa peine la noie.
Sa beauté se révèle vraiment,
Lorsque son c½ur est en sang.

Ses yeux d'un bleu envoûtant,
Se perdent dans le profond néant.
Sa soudaine sensibilité et fragilité,
Accentuent son étrange sensualité.

Son malheur fait d'elle une ½uvre d'art.
Une merveille dans ce monde barbare.
Comme si les anges l'avaient sculptée
Lui offrant leur esprit et toute leur beauté.

Alors elle erre dans les pièces sombres,
Puis sort de la maison, entrant dans l'ombre.
Elle foule l'herbe de ses pieds nus, dehors,
Le vent jouant avec les mèches de ses cheveux d'or.

Une robe fine et blanche l'habille.
Elle est immobile dans la nuit.
Elle observe la lune en silence,
Pensant encore à sa malchance.

Le vent se fait alors plus violent,
De ses poignet ruissellent son sang.
Sa main lâche une lame d'un air reposé.
Elle s'agenouille, au comble de sa beauté.
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# Posté le mardi 29 juillet 2008 20:37

Modifié le mardi 29 juillet 2008 21:10

Trop de questions tuent la raison

Trop de questions tuent la raison
Au milieu d'une pièce sombre et glaciale, je suis recroquevillée sur moi-même, la chaleur des larmes coulant sur mes joues jusqu'à se perdre doucement sur le tissu de mes vêtements, mon esprit assailli de questions souvent sans réponse.

Je me laisse dériver dans les flots du passé, ouvrant toutes ces blessures qui me semblaient pansées. Des suppositions se font alors, me donnant l'impression de sombrer dans une folie que seule moi en soit consciente. Comment expliquer cette étrange sensation? Pourquoi tant de souffrances dans un c½ur qui de ne demande que d'aimer et de l'être en retour? Que suis-je vraiment? qu'est-ce que mon existence a-t-elle d'utile dans ce monde où règnent injustice, malheur et peine?

Je relève la tête, observant la lune devenue pour moi si familière. Mes larmes s'assèchent, mes yeux brillent de mon désespoir. Je repense à des mots profonds. Des mots sortant d'un c½ur, que j'ai lu et relu de nombreuses fois. Et je cherche des explications. En vain...

A présent appuyée sur mes genoux, les jambes en écart, les bras tendus, les mains posées sur le plancher gelé, je cherche encore à comprendre. Je sonde mon esprit devenu si complexe... Essayant de trouver des raisons concrètes...

"Que ressens-tu?"... Cette question si habituelle n'obtient aucune réponse aujourd'hui... Pourquoi?... Pourquoi ne puis-je pas être comme tout le monde? Ne pas me soucier des autres, ne pas m'inquiéter pour peu de choses, ne pas penser à ce que j'éprouve si un de mes proches n'était plus... Que j'aimerai vivre normalement...

Normalement... Un bien grand mot... la majorité de mon passé n'est que blessures plus douloureuses les unes que les autres... "Mais as-tu des bons souvenirs de ton enfance?"... Sûrement mais je ne m'en souviens plus... Cette époque a comme été effacée de ma mémoire devenue trop sélective. Elle ne laisse que de l'importance à mes chagrins et mes déceptions, me donnant alors plus confiance en rien mise à part l'amitié...
Mes amis... Que serais-je devenue sans eux?... Je me serais sûrement laissée entraîner par ma mélancolie...

Mon regard plongeant au sol, mes muscles se crispant par ma détresse... Que je me déteste... Pourquoi ces réactions? Je souhaite toujours de la tendresse et lorsque j'en reçois, je la rejette en restant distante et froide, réagissant brutalement... Mon c½ur s'est-il autant fossilisé?

J'ai beau cherché... je n'arrive plus à savoir comment on sait que l'on aime... Je pense confondre avec l'affection... Que faire?... Je me considère comme la réincarnation d'un ange... Je donne joie et espoir par mes rencontres... J'aide toujours les autres à se relever pour avancer... malgré tout, une part de souffrance s'échappe par mon départ vers d'autres lieux... Je déchire des c½urs, arrache des larmes... Que suis-je donc?...

Pardonnez-moi... Ne vous attachez plus à moi... mon sang devient noir de malédiction, mes larmes s'éclatent au sol, le souillant par leur teint vermillon... Comment faire?... Il n'y a pas de remède, aucun antidote... J'assume mes choix, mes opinions, mes actes... Je sais avouer mes torts... alors pourquoi?... Pourquoi dois-je endurer tout cela?... Ne m'a-t-on pas jugé trop vite?... "Tu es celle qui mérite le plus d'être heureuse"... Combien de fois ai-je entendu cette phrase?... malgré cela, je reste seule... Je n'arrive plus à aimer... Cela devient impossible et je ne le comprend pas moi-même. Mon c½ur est pur, mon âme est sage... Comment expliquer toutes ces souffrances pénétrantes?

Je me relève puis marche le long du corridor en titubant... saoulée par ces questions si répétitives... Je m'effondre sur mon lit où le sang s'étend sur les draps... Qu'est-ce qui se passe?... Je ne me souviens pas avoir...........
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# Posté le jeudi 31 juillet 2008 11:15